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Marianne Citron

En transition

D’un nom de famille commun, Marianne Citron a fait une raison sociale originale. Avec Citron Nature Consultants - dont la messagerie électronique passe par Orange, évidemment - elle pratique avec bonheur le management de transition.
Le lecteur patient en conviendra certainement : au fil d’une carrière multiple et riche en rebondissements, il semblait… naturel que sa route croisât celle de Smartransition. Et de Sylvain Bertrand.

Marianne Citron

Marianne Citron a passé sa prime jeunesse à Paris, au cœur du Quartier latin, dans l’appartement de fonction de l’école où ses parents, instituteurs, institutaient. Elle en a longtemps nourri une profonde aversion pour les rentrées scolaires, jours de cris et de larmes où des bambins braillards s’accrochent à la main de leurs mères qui ne lâchent qu’en pleurant celle de l’hurlante progéniture. Comme elle avait la main verte sur son balcon parisien et ne savait dans quelle branche poursuivre ses études, un prof de maths persuadé de ses capacités lui suggéra de postuler pour l’Institut agricole de Beauvais (aujourd’hui Institut polytechnique UniLaSalle), où elle fut acceptée sur dossier bien qu’ignorant tout de l’agriculture, et dont elle sortira ingénieur. Cette orientation réussie fournit un trait surprenant du caractère de Marianne Citron : « J’ai souvent besoin que l’on me dise ‘vas-y’ - pas forcément pour parcourir les premiers mètres, mais plutôt pour franchir le dernier. » Soit !

Incendie et direction générale

Consciente qu’elle n’était guère légitime dans le milieu agricole, elle entre chez Truffaut, jardinerie de référence en région parisienne, en qualité de chef de secteur à l’animalerie. En clair, Marianne Citron débute sa carrière professionnelle en vendant des poissons rouges et des hamsters. Mais elle doit les vendre avec talent puisque son patron lui confie les clés du magasin comme il part en vacances. A peine est-il sur l’autoroute du soleil qu’un incendie se déclare dans le sous-sol dudit magasin. Marianne gère la situation. « Plus généralement, chez Truffaut, j’ai appris l’autonomie et me suis découvert un goût pour le commercial et le management. »

Sa rencontre avec un ancien diplomate suédois souhaitant distribuer les produits de la marque Kinnarps, spécialiste du mobilier de bureau, l’entraîne sur une nouvelle voie. Elle pénètre le monde de l’entreprise - organisation, projets, valeurs, etc… -, développe le business (signe notamment un accord national avec Renault portant sur la vente, pendant 3 ans, de tous les sièges de bureau et de salles de réunion du groupe. Le tissu souhaité par Renault était celui des sièges de la Mégane et figurera chez Kinnarps sous la référence ‘lemon’. Non ? Si !), et accède à la direction générale France : « je m’y suis éclatée pendant 5 ans. »

Le goût du terrain

Choix de vie, en 2001, elle quitte Kinnarps pour avoir un troisième enfant - et recrute alors son successeur qui, 20 ans plus tard, est toujours en poste. La voilà bientôt chez JM Bruneau, fournitures et mobilier de bureau à destination des professionnels, d’abord comme directeur développement commercial (« le B2B avec les entreprises. J’ai développé la vente assistée personnalisée. J’avais un patron super », tiens donc…), puis comme directeur relation clients (« service essentiel dans une entreprise »). En 2011, JM Bruneau est réorganisé et c’est encore un homme qui propose à Marianne une mission de 7 mois pour le groupe Chèque Déjeuner (aujourd’hui groupe Up). Elle met alors un pied dans le management de transition, apparu en France au début des années 2000. « J’y ai retrouvé le goût du ‘terrain’ et, surtout, j’en ai adoré le format : vous êtes attendu comme le messie (par l’entreprise, les équipes…) ; vous avez les mains libres et des moyens ; sans le souci d’une ‘carrière’ à conduire dans l’entreprise ; et un temps déterminé pour réussir. Génial ! »

Tellement génial qu’elle enchaîne les missions pendant 4 ans avant de se dire qu’il était aussi simple de proposer ses services à travers sa propre structure. C’est ainsi qu’apparaît Citron Nature Consultants, dont l’activité de management de transition sera complétée, à la demande de ses clients, avec de la formation, du coaching, du recrutement. Pour la petite histoire, Marianne Citron n’en était pas à son coup d’essai en termes de création d’entreprise, ayant préalablement co-fondé une société de jeux en bois, une autre de productions cinématographiques (les Films Citron) et une troisième autour de l’événementiel via le cinéma, Les Ateliers du court-métrage (team building, animations, cohésion d’équipe), qui existe toujours et tourne désormais sans elle.

Business developer chez Smartransition

Le petit monde du management de transition n’est pas suffisamment vaste pour que la fondatrice de Citron Nature Consultants n’ait pas vent de Smartransition, start-up rémoise créée début 2020 avec la ferme intention de révolutionner le recrutement de managers de transition grâce à la mise en place d’un algorithme exclusif et innovant. Intriguée, elle en rencontre le fondateur, en juin 2021. « Cette prise de contact avec Sylvain Bertrand a frisé le surréalisme : nous cochions conjointement toutes les cases, dont la pratique du triathlon est la plus anecdotique. » Vif intérêt de part et d’autre. Comment collaborer ? Sylvain veut évidemment positionner Smartransition sur le marché du management de transition ; Marianne en connaît toutes les subtilités et, mieux encore, tous les acteurs. Sylvain est en attente de développement ; Marianne voit tout de suite l’occasion de disrupter le marché avec la solution 100 % digitale de Smartransition. Le 1er octobre dernier, elle en devient ‘business developer’ : « C’est un peu directeur général, mais ça fait plus start-up ! »

NASA…

« Avec Smartransition je retrouve des ‘kifs’ et une certaine liberté dans le job. Installée depuis peu à Serzy-et-Prin (NDLR : un p’tit village, un vieux clocher, un paysage si bien caché… à 25 km à l’ouest de Reims), j’y vois l’occasion de me poser, et de mener de nouveaux projets plus personnels. »
Pour en savoir davantage sur Marianne Citron, sans doute faudrait-il lire ce qu’elle a fait graver à l’intérieur de son alliance. Comme l’affaire paraît compliquée, elle prend les devants : « Il s’agit de 4 lettres, N, A, S, A » - aucun rapport avec l’agence spatiale américaine. N comme nature, parce qu’elle goûte la randonnée pédestre (sur le chemin de Compostelle, par exemple) où elle puise une saine énergie. A comme artiste, parce qu’elle a pratiqué l’aquarelle, effectué 2 stages de sculpture et, pendant le confinement, suivi en visio une master class d’écriture d’Eric-Emmanuel Schmitt, ce qui l’a incitée à se lancer dans la rédaction de nouvelles ; mais encore, plus largement, parce que « les arts contribuent à mon épanouissement personnel ». S comme sports (au pluriel), le triathlon, bien sûr, « mais surtout un besoin vital de prendre l’air ». A comme amour (aaaaah ! l’amour…), « parce que je tiens à en mettre dans tout ce que j’entreprends ». Un dernier indice sur sa personnalité : elle ne regarde pas la télé. Comment le lui reprocher ?

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Crédit photo : Michel Jolyot

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